Foreign Exchange : toujours liquide, encore plus de volume !


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Bienvenue sur le forex, marché le plus liquide du monde.

Un broker suisse me confiait récemment qu’ils assurent la liquidité instantanément et automatiquement pour toute position ordonnée par leurs clients particuliers jusqu’à 20.000.000 d’euros.
Au-delà, loin d’être impossible, la transaction est assurée manuellement par un de leurs cambistes après accord de la Deutsche Bank qui leur fournit les liquidités : temps de l’opération : quelques secondes de plus…

C’est bien simple, le forex est un marché essentiellement interbancaire où vous ne pèserez, pour ainsi dire, jamais rien. Votre broker vous propose un prix, vous intervenez ou pas, mais vous ne faîtes jamais le marché, contrairement à la bourse.
La seule limite à laquelle vous vous heurterez est celle de la carrure de votre broker, et encore… Avec un capital conséquent les places de prime brokerage vous sont ouvertes.

Le forex est un marché statistique, relativement opaque, technique et graphique à trader.
Les moments les plus évidents dans leurs rapports avec les fondamentaux économiques sont ceux de la publication des statistiques (ISM, chômage, etc…) avec des effets brutaux qui vous font regretter d’avoir une pose ouverte à ce moment là… Sauf si vous êtes bien décidé à vouloir « trader la stat » à vos risques et périls.

Tous les brokers offrent un levier allant de 20 à 100 suivant la taille du compte, parfois beaucoup plus surtout parmi les moins fiables.
Justement la fiabilité : ce marché n’étant pas centralisé, les réglementations, quand elles existent, sont diverses et variées. Les services vous seront proposés par des banques, des brokers ou market makers réputés, en passant par des sociétés douteuses sans capital ni volume sérieux.

A ce sujet, la place Suisse qui ne connaissait pas de réglementation très prononcée contraint désormais ses brokers forex à obtenir le statut de banque d’ici 2009 pour être autorisés à poursuivre leur activité auprès des particuliers, conformément au souhait de la Commission Fédérale des Banques d’abroger l’exception à l’assujettissement des négociants en devises à l’ordonnance des banques.
Les brokers les plus sérieux saluent cette réforme qui devrait faire le ménage dans le pays en conduisant les brokers existants (ceux qui le pourront) à demander une licence bancaire (cher, donc exit les brokers au capital risible), ou à s’adosser à une banque déjà existante (là aussi ça va filtrer).
Plus de détails ici :

modification de l’ordonnance des banques



A part ça, avez-vous remarqué que depuis un an environ, la volatilité des principales paires du marché du forex atteint des niveaux sans précédent ? Ce qui se traduit notamment par des spikes de vol colossaux lors de la publication des stats les plus importantes. Il n’est ainsi plus rare d’observer des spikes de 50 pips et des volatilités journalières comprises entre 100 et 150 pips dont plus de 100 pips exploitables certaines journées de trading.

Ce qui est sans doute à mettre en rapport avec l’augmentation des volumes traités sur ce marché. Accrochez vos ceintures avec cet extrait du journal Le Monde :

Les transactions sur le marché des devises explosent

C’est un montant qui donne le vertige et illustre le rythme de développement quasi exponentiel que connaissent les marchés financiers internationaux.
Selon les statistiques publiées mardi 25 septembre par la Banque des règlements internationaux (BRI) et collectées auprès de 54 banques centrales dans le monde, le volume quotidien des transactions sur le marché mondial des changes s’élève à 3 200 milliards de dollars (2 265 milliards d’euros).
En comparaison, cela représente environ une fois et demi le produit intérieur brut (PIB) de la France.
Spectaculaire en niveaux absolus, ce montant est également impressionnant par la rapidité de la progression observée. Selon la précédente enquête de la BRI, réalisée il y a trois ans, le volume quotidien des transactions sur le marché des changes était « seulement » de 1 880 milliards de dollars en 2004. Cette hausse de 71 %, à taux de change courant, et de 65 % à taux de change constant, est « sans précédent », note la BRI.
Pour mémoire, lors de la première étude réalisée en 1992, ce volume s’établissait à 820 milliards de dollars.
Pour expliquer cette explosion des montants, la BRI, qu’on surnomme aussi la banque centrale des banques centrales, met en avant l’essor de nouveaux acteurs des marchés financiers, en particulier les hedge funds, ces fonds spéculatifs, essentiellement originaires des pays anglo-saxons, qui gèrent de façon dynamique et à très court terme les capitaux que leur confient leurs clients.
« La tendance des investisseurs institutionnels disposant d’un horizon de placement à plus long terme à détenir des portefeuilles plus internationalisés pourrait aussi avoir joué », ajoute la BRI. De fait, les compagnies d’assurances ou les caisses de retraite, qui se contentaient de placements plutôt nationaux, n’hésitent plus désormais à placer leur argent au-delà des frontières, ce qui les oblige à réaliser des conversions de devises.
Certains n’hésitent pas à jouer sur les écarts de taux entre pays, empruntant dans des devises comme le yen ou le franc suisse où les taux d’intérêt sont très bas pour les replacer dans des pays où ils sont plus élevés.
« Le développement des techniques sophistiquées de trading, notamment celles faisant intervenir des outils mathématiques complexes, pourrait aussi avoir favorisé les transactions sur le marché des changes », souligne la BRI. La publication de cette étude, intervenant en pleine crise financière, a de quoi nourrir les critiques contre l’importance démesurée prise aujourd’hui par les marchés de capitaux et par la déconnexion croissante entre la sphère financière et la sphère économique réelle.
Le volume quotidien de 3 200 milliards de dollars de transactions sur le marché des changes représente plusieurs centaines de fois celui des échanges commerciaux véritables.
Les professionnels de marché tiennent toutefois à relativiser ce décalage. Ils soulignent que l’importance des volumes, essentiellement entre banques, est le garant de la liquidité du marché, c’est-à-dire la possibilité pour tout acteur (gestionnaire, entreprise, etc.) de pouvoir acheter ou vendre une devise au prix désiré. Ils observent aussi que le boom des transactions sur le marché des changes est lié au développement de nouveaux instruments financiers dits dérivés permettant aux entreprises de se protéger contre les fluctuations des devises.
C’est ainsi que, selon la BRI, le montant quotidien des opérations de gré à gré sur produits dérivés est passé de 1 220 milliards de dollars en 2004 à 2 100 milliards en 2007. Il a été multiplié par près de six en neuf ans !
Le dollar reste de loin la plus importante devise sur le marché des changes, même si elle a perdu 2,4 points de pourcentage en trois ans. Il figure dans 86,3 % des opérations. Chaque monnaie est forcément comptabilisée en double car deux devises sont impliquées dans une transaction.
L’euro, pour sa part, est resté quasiment stable (- 0,2 point) à 37 %, tandis que le yen a baissé de 3,8 points à 16,5 %.
La BRI relève aussi que le dollar hongkongais a été beaucoup négocié, « probablement du fait des liens entre Hongkong et la Chine ». « Quoi qu’il en soit, relève la BRI, la part de marché des devises des pays émergents sur le marché des changes a augmenté. Elles sont impliquées dans près de 20 % des transactions en avril 2007.
Du côté des places financières, la City de Londres conserve et accentue même sa position de numéro un sur le marché mondial des changes avec 34,1 % de part de marché contre 31,3 % en 2004. Viennent ensuite les Etats-Unis (16,6 %), la Suisse (6,1 %), le Japon (6 %) et Singapour (5,8 %). La France arrive en huitième position avec 3 %.

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