
1- l’espoir, ou « je vais me refaire, ça va bien remonter un jour ».
2- l’entêtement, ou « je moyenne à la baisse, de la sorte je réduis mon prix de revient moyen ».
3- la passion, ou l’absence de discipline, de money-management, bref de stratégie.
4- la naïveté, ou le suivi irraisonné de nos journaux financiers préférés qui sont sûrement totalement objectifs et font de leurs journalistes des millionnaires, comme tout le monde le sait.
5- l’aveuglement, ou la vision sélective du « je ne vois que ce que je veux bien voir ». On y trouve aussi le profond attachement à une valeur. On ne soutient que ce à quoi l’on croît, bref, l’absence d’auto-analyse.
6- le complexe de supériorité, ou « le marché a tort ».
7- la prétention, ou à force d’avoir amassé des plus-values et d’en avoir parlé à tout le monde pendant une phase haussière sur des profils risqués, la tentation est grande de prendre des risques croissants pour « se refaire » en cas de retournement inévitable, le tout, bien sûr, sans cette fois révéler la vérité à son entourage.
Soyons clairs, si vous vous reconnaissez dans un de ces comportements type, il y a une chance terrible pour que vous cumuliez en réalité toutes les erreurs…
Appelons toute la population d’individus concernés, les joueurs.
A l’heure où vous lisez ce texte, il existe trois catégories de joueurs : ceux qui n’ont jamais rien gagnés, ceux qui ont gagné avant de perdre la plus grosse part de leur plus-value éphémère, et ceux qui gagnent encore, étant entendu que je prédis à ces derniers un avenir très aventureux.