Archive de 2 janvier 2008

Les 7 péchés capitaux : les sirènes sont parmi nous

janvier 2, 2008

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1- l’espoir, ou « je vais me refaire, ça va bien remonter un jour ».

2- l’entêtement, ou « je moyenne à la baisse, de la sorte je réduis mon prix de revient moyen ».

3- la passion, ou l’absence de discipline, de money-management, bref de stratégie.

4- la naïveté, ou le suivi irraisonné de nos journaux financiers préférés qui sont sûrement totalement objectifs et font de leurs journalistes des millionnaires, comme tout le monde le sait.

5- l’aveuglement, ou la vision sélective du « je ne vois que ce que je veux bien voir ». On y trouve aussi le profond attachement à une valeur. On ne soutient que ce à quoi l’on croît, bref, l’absence d’auto-analyse.

6- le complexe de supériorité, ou « le marché a tort ».

7- la prétention, ou à force d’avoir amassé des plus-values et d’en avoir parlé à tout le monde pendant une phase haussière sur des profils risqués, la tentation est grande de prendre des risques croissants pour « se refaire » en cas de retournement inévitable, le tout, bien sûr, sans cette fois révéler la vérité à son entourage.

Soyons clairs, si vous vous reconnaissez dans un de ces comportements type, il y a une chance terrible pour que vous cumuliez en réalité toutes les erreurs…

Appelons toute la population d’individus concernés, les joueurs.

A l’heure où vous lisez ce texte, il existe trois catégories de joueurs : ceux qui n’ont jamais rien gagnés, ceux qui ont gagné avant de perdre la plus grosse part de leur plus-value éphémère, et ceux qui gagnent encore, étant entendu que je prédis à ces derniers un avenir très aventureux.

Rappel sur les types de risques

janvier 2, 2008


Pour comprendre au mieux le paragraphe qui suivra sur la théorie de l’efficience du marché, et aussi car c’est un préalable indispensable.

On distingue 2 types de risques qui vont peser sur l’intervenant des marchés actions.

- le risque du marché (risque systématique)

- le risque de la société (risque spécifique)


Ces 2 risques « principaux » se subdivisant eux-mêmes en diverses classes de risque.

 

Pour illustrer cela, prenons un exemple. Supposez que vous désiriez jouer la hausse du cours du pétrole, ou même celle de l’or. Deux solutions s’offrent à vous dont une seule est réellement appropriée : acheter des contrats brent ou gold (futures : commodities market), ou acheter des actions d’une compagnie pétrolière ou minière (equities market).

Avec les dérivés, vous jouez directement sur l’évolution du sous-jacent qui vous intéresse : il s’agit clairement de la solution la plus cohérente avec l’objet de l’investissement. Le seul risque que vous supporterez sera celui du sous-jacent concerné : tout est normal.

En revanche, beaucoup commettent l’erreur (et c’en est bien une si l’investissement est inconsidéré) de passer par le marché des actions. Une telle démarche doit être volontaire et logique jusqu’au bout, à savoir que l’investisseur doit avoir de bonnes raisons de jouer sur les actions. A défaut, en plus d’être incohérent, il faut bien comprendre que cet investisseur va supporter deux risques supplémentaires en plus de celui du sous-jacent : le risque du marché actions, et le risque lié à la compagnie exploitante. Vous avez bien compris que l’investisseur n’est plus seulement lié au cours du brent ou de l’once d’or, mais aussi à la gestion de la société et à la psychologie des foules formant le marché actions.